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La vie à Jalna, toujours dominée par l’imperieuse silhouette d’Adeline, ne ressemble jamais à un fleuve tranquille. Songeant à abandonner ses études pour tenter de se faire éditer à New-York, Eden, l’aspirant romancier, a de pressants besoins d’argent. Un certain Mr Kronk, financier avisé semble-t-il, lui fait miroiter une fortune rapide par un placement sur les mines du lac indigo. Le jeune homme entraîne tous les membres de sa famille dans cette aventure boursière, à l’exception de Renny, trop occupé par la préparation du Grand Prix.


 

Ce tome pourrait bien s’appeler  Les faits et gestes des Whiteoak. Il ne s’y passe pas grand chose d’important dans le grand schéma de l’histoire familiale, la compréhension de l’histoire globale de la saga ne serait pas gênée par son absence, et pourtant il aurait été dommage de s’en passer. Je crois qu’il s’agit d’un tome de remplissage écrit à posteriori lorsque les fans réclamaient des nouvelles des Whiteoak et que l’auteur pensait avoir déjà tout dit. Alors au lieu de nous raconter quelque chose d’important, elle nous creuse un peu les personnages. Eden tient ici la vedette, il et plein de rêves, d’ambitions et se fraie un chemin dans la vie. J’ai toujours aimé Eden et je ne me plaindrais jamais qu’on se penche sur son cas. Ce livre présente aussi le début de l’histoire d’amour maladroite entre Piers et Pheasant et ça c’est quand même essentiel. J’avais assez peu de souvenirs de ce tome qui a dû moyennement m’intéresser lorsque j’etais enfant, les histoires de placements financiers probablement. Chacun suit son petit bonhomme de chemin, Finch grandit, Wake commence à être insupportable (et dire que je l’adorais à l’époque...), Piers choisit la voie de la ferme et tombe amoureux, Eden est un jeune adulte qui veut s’affranchir de la vie que son frère a choisi pour lui, et ce faisant il va entraîner toute sa famille dans une opération boursière fumeuse, en toute honnêteté. Eden est un subtil mélange entre la forte tête des Whiteoak et les rêves de sa mère. Et pendant ce temps, Renny essaie de résister à Dilly, une jeune amie d’Augusta en séjour à Jalna. Dilly m’a beaucoup fait rire dans sa façon un peu grossière de vouloir conquérir le cœur du maître de Jalna, elle est à la fois agaçante et touchante. On sait que ses manœuvre ne mèneront à rien, mais c’est distrayant. Et en toile de fond un concours hippique, Pheasant qui met les pieds à Jalna pour entraîner un cheval et Meg qui fait toujours sa mauvaise tête. Nick et Ernest sont deux vieux monsieurs qui s’ennuient et cherchent des distractions, et Adeline commence à être un peu gâteuse.

je crois qu’à un moment il est à nouveau question du nombre d’enfants qu’à eu la mère d’Adeline mais j’ai oublié, j’ai fini ce tome il y a plus d’un mois! 

Il est amusant de voir que ce tome s’arrête exactement là où le suivant va commencer. Le suivant qui est d’ailleurs le tome fondateur de la saga, le tout premier.