19 janvier 2017

Michel Bussi - Maman a tort

Michel Bussi - Maman a tort

41-1B+HB5BL

Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant...
Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul. Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car, déjà, les souvenirs de Malone s'effacent. Ils ne tiennent plus qu'à un fil. Le compte à rebours a commencé.
Qui est vraiment Malone ?


 

Voilà un roman à suspens qu'on peine à lâcher avant de l'avoir terminé !

Nous suivons en parallèle Marianne et Malone. Marianne est commandant de police en Normandie, actuellement elle piétinne sur une affaire de braquage à Deauville, le principal suspect sort parfois de sa cachette mais les flics n'arrivent pas à le coincer.  Ca la frustre autant que son célibat qui dure. Alors lorsque sa copine lui envoie un charmant psychologue scolaire qui tient une histoire à dormir debout, elle se dit que ça pourrait l'occuper un peu. Vasile lui parle de Malone, ce petit garçon qui raconte que sa mère n'est pas sa mère, qui parle de la forêt des ogres, d'un château et d'un monde de songes. Et puis il y a donc Malone, un petit garçon de trois ans, vif, qui écoute chaque soir les histoires que lui raconte son doudou.

Comme il s'agit d'un roman policier, on se doute vite que l'histoire de Malone est vraie, mais on met du temps à comprendre exactement comment les différentes enquêtes vont se rejoindre. D'ailleurs jusqu'à la fin je n'ai jamais eu exactement la bonne réponse. On devine vite certaines choses, on tire certaines ficelles, on comprend que certaines solutions simples ne sont pas les bonnes, mais l'histoire est bien menée et on se laisse promener longtemps. "Maman a tort" se lit très facilement, malgré quelques longueurs, on s'attache à la commandante (même si ses histoires d'horloge biologique m'ont un peu agacée), on a envie de comprendre, le roman est de taille tout à fait correcte mais je l'ai lu en 24 h ! La première scène qui est une des dernières du livre, un moment où l'affaire va bientôt se résoudre, aide probablement à nous faire entrer dans l'histoire qui peine un peu à démarrer. Une bonne petite lecture distrayante. L'ambiance féérique (la forêt des ogres, les noms mêmes de Marianne Augresse et Vasile Dragonman, les contes de Gouti) se confronte de façon étonnante avec la grisaille normande et les biographies un peu glauques de certains personnages. Un roman qui transpire à la fois la solitude et un monde de rêves. Je lirais avec plaisir une nouvelle enquête de Marianne Augresse, je me suis attachée à elle et à son comissariat, mais je ne suis pas sûre que l'auteur reprenne ces personnages. J'aime les séries de livres, dommage.

 

 

Posté par LucileLand à 14:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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