10 juin 2018

Marc Levy - La dernière des Stanfield

La-derniere-des-Stanfield

 

Ma vie a changé un matin alors que j’ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m’apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt. L’auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m’ordonnait de ne parler de cette histoire à personne. J’avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l’été s’achevait et j’étais encore loin d’avoir fait mon deuil. Qu’auriez-vous fait à ma place ? Probablement la même erreur que moi. Eleanor-Rigby est journaliste au magazine National Geographic, elle vit à Londres. Un matin, en rentrant de voyage, elle reçoit une lettre anonyme lui apprenant que sa mère a eu un passé criminel. George-Harrison est ébéniste, il vit dans les Cantons-de-l’Est au Québec. Un matin, il reçoit une lettre anonyme accusant sa mère des mêmes faits. Eleanor-Rigby et George-Harrison ne se connaissent pas. L’auteur des lettres leur donne à chacun rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore. Quel est le lien qui les unit ? Quel crime leurs mères ont-elles commis ? Qui est le corbeau et quelles sont ses intentions ? Au cœur d’un mystère qui hante trois générations, La Dernière des Stanfield nous entraîne de la France occupée à l’été 44, à Baltimore dans la liberté des années 80, jusqu’à Londres et Montréal de nos jours.


 

Ca faisait quelques années que je n'avais pas lu de livre de Marc Levy, je m'étais un peu lassée. Comme d'habitude on se laisse vite prendre au jeu, et son récit se lit tout seul. Ce n'est pas le roman de l'année mais ça tient tout à fait la route en tant que petit divertissement.

Le livre est plutôt chouette, cependant je n'ai pas trouvé les personnages très attachants, on reste énormément en surface en ce qui concerne Eleanor-Rigby, George-Harrison n'est guère qu'un faire-valoir de l'héroïne, j'ai presque préféré le frère et la soeur d'Eleanor-Rigby qu'on voit pas mal dans la première partie du roman mais qui passent au second plan ensuite. Pour ce qui se passe en 1980, le fait qu'on ne comprenne réellement la motivation de Sally-Anne qu'à la toute fin du livre rend l'identification difficile. J'ai également trouvé l'intrigue un peu trop lente à démarrer, on devine une bonne partie des mystères avant qu'ils ne nous soient dévoilés, et le twist de fin aurait presque mérité d'arriver plus tôt pour que l'on puisse l'explorer un peu. Malgré ces quelques petites remarques, ça reste une écriture fluide et agréable à lire. L'intrigue qui démarre plutôt lentement ne souffre pas pour autant de longueurs et le livre se lit rapidemment, on a hâte de savoir ce qu'ont fait Sally-Anne et May, laquelle est la mère d'Eleanor, ce qui l'a poussée à agir ainsi etc... Je crois que le personnage que j'ai préféré au final est May, elle est touchante jusqu'au bout, alors que Sally-Anne est un personnage très dur. Il est frustrant de voir que Michel et son père savent des bribes de ce qu'Eleanor cherche mais le lui cachent sans réelle raison que celle de faire durer le suspens, ce genre de procédé a tendance à m'agacer. La première partie fait surtout office de présentation, d'Eleanor et sa famille, et pose les bases des personnages de 1980, puisque des chapitres dans le passé sont incorporés au présent. L'action arrive en deuxième partie, et tout ce qui se passe à Baltimore est bien dosé, il s'agit enfin d'une vraie enquête sur le passé de la mère d'Eleanor. George-Harrison qui est l'accolyte d'Eleanor-Rigby à Baltimore est un personnage qui aurait gagné à être plus creusé et sa dynamique avec Eleanor est bien travaillée. En bref ce livre aurait pu être mieux géré avec des révélations plus étalées dans le roman, et aurait mérité de s'arrêter un peu plus sur la fin en nous montrant comment la famille se remet de ses révélations sur la mère et ses parents, mais l'histoire reste chouette est assez prenante.

Posté par LucileLand à 20:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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