06 août 2016

Camilla Läckberg - La sirène

Camilla Läckberg - La sirène

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Un homme a mystérieusement disparu à Fjällbacka. Toutes les recherches lancées au commissariat de Tanumshede par Patrik Hedström et ses collègues s'avèrent vaines. Impossible de dire s'il est mort, s'il a été enlevé ou s'il s'est volontairement volatilisé.
L'affaire se complique lorsque la police découvre que l'une des proches connaissances de la victime, l'écrivain Christian Thydell, reçoit des lettres de menace depuis plus d'un an. Lui ne les a jamais prises au sérieux, mais son amie Erica, qui l'a aidé à faire ses premiers pas en littérature, soupçonne un danger bien réel. Sans rien dire à Patrik, et bien qu'elle soit enceinte de jumeaux, elle décide de mener l'enquête de son côté…


 

J'ai eu envie de reprendre les aventures d'Erica Falck et Patrik Hedström là où je les avais laissées il y a quelques mois. Ca n'a pas changé, les personnages familiers sont toujours aussi attachants et les intrigues toujours sur le même schéma.

Il faut être concentré au début d'un nouveau tome de la série, il y a toujours foule de nouveaux personnages. Ayant commencé celui-ci un peu en dilettante, j'ai eu du mal à me rappeler de tous les petits nouveaux. Le récit est comme d'habitude ponctué de flashbacks mystérieux qui ne prendront sens que tardivement. Je ne sais pas si ceux-là étaient plus évidents ou si j'ai commencé à enregistrer les rouages de l'auteur, mais j'ai trouvé bien plus rapidemment comment les flashbacks s'intégraient dans l'enquête actuelle et qui en était le personnage commun. J'ai résolu l'enquête aux deux tiers du roman également. Ca devient trop facile ... Ce qui me donne envie de continuer la série n'est plus tellement l'intrigue policière, elles se ressemblent toutes de livres en livres, et j'ai toujours à faire le même reproche qu'au début : il est extrêmement agaçant que Patrik ou Erica comprennent quelque chose qui les font avancer dans la résolution du mystère et qu'on ne nous dise pas quoi ! En revanche j'ai toujours envie de continuer ma lecture pour voir ce qui va arriver à Erica, Patrik, Anna, Martin, Paula, Mellberg, Annika. Quand on me demande de parler de cette série scandinave, je la compare parfois aux Adamsberg de Fred Vargas. On s'attache au comissariat et à l'entourage de l'enquêteur, on aime les voir tous évoluer, on revient pour eux. La différence c'est que chez Vargas les intrigues policières restent passionnantes. Attention, celles de Camilla Läckberg ne sont pas barbantes pour autant, on se laisse embarquer à chaque fois, on fait défiler les pages pour en savoir plus, mais ça devient monotone que chaque volume soir construit sur le même modèle. Flashbacks mystérieux, enquête qui avance très lentement, mystère retenu artificiellement alors qu'on nous dit que d'autres personnages ont des éléments clés qu'on ne nous donne pas... J'aimerais finalement que l'auteur lâche le genre policier pour nous conter seulement les aventures de ses personnages fixes. Il est à chaque fois très agréable de faire un détour par Fjällbacka et la culture suédoise.

Ce polar-ci se termine sur un cliffhanger, on a hâte de commencer le suivant car certains de nos personnages favoris sont entre la vie et la mort. J'ai donc gentiment enchaîné sur le tome suivant !

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05 août 2016

Harry Potter and the cursed child

JK Rowling / John Tiffany / Jack Thorne - Harry Potter and the cursed child

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Il a toujours été difficile d’être Harry Potter, et ça ne l’est pas plus maintenant qu’il est marié, employé débordé du ministère de la magie et père de trois enfants.

Alors qu’il se débat avec un passé qui refuse de rester à sa place, son plus jeune fils Albus doit supporter le poids d’un héritage familial qu’il n’a jamais voulu. Tandis que le passé et le présent s’entremêlent dangereusement, le père et le fils apprennent la désagréable vérité : parfois, les ténèbres viennent de là où on ne les attend pas.

 


 

*Tintements de cloches* Il est là ! Harry Potter, la suite, les aventures de la nouvelle génération, ce n'est plus dans nos têtes, ce ne sont plus des fanfictions, c'est là. Quoi qu'on en pense !

 

ATTENTION SPOILERS !

 

Et je suis mitigée. Je faisais partie des gens qui attendaient The cursed child (CC) de pied ferme, en sachant qu'ils allaient être déçus mais avec la hâte de retrouver un monde tant aimé. Après la lecture, je sais que j'avais raison de ne pas trop en attendre, mais je ne regrette pas pour autant qu'il soit là. The cursed child est un tome différent. Déjà parce qu'il n'a pas été écrit par JKR, mais "sur une idée de JKR", et ensuite parce qu'il s'agit d'un scénario et non d'un roman. J'ai souvent souri, parfois ri, mais surtout j'ai été frustrée par le format. Un scénario a ses limites, il ne peut pas tout explorer, surtout quand il couvre déjà 5h de pièce ! Malgré le fait que CC commence exactement là où le tome 7 se terminait (sur le quai 9 3/4 pour la rentrée d'Albus), j'ai eu le sentiment qu'on était passé du coq à l'âne. 19 années à remplir. Qu'ont fait Harry, Ginny, Ron, Hermione, Draco, Neville et tous les autres pendant tout ce temps ? Dans la forme roman on nous aurait fourni un peu plus de contexte, ça aurait été chouette ! Et ces personnages inexistants ? Je sais qu'il n'y avait pas vraiment le temps de s'étaler sur les 100 personnages dont on aurait voulu des nouvelles, mais on aurait aimé apprendre à connaître un peu James Jr, Lily Jr, Hugo, voir mentionner Teddy et Victoire, rencontrer Neville prof à Poudlard, savoir ce que devenait Hagrid, Luna, George... Et pendant la mignonne (et totalement improbable scénaristiquement parlant) scène de 1981 où Lily et James vont promener Harry, une petite apparition de Sirius aurait tellement fait plaisir aux fans ! Encore une fois, je sais que la pièce ne pouvait pas tellement se disperser, mais voilà, en tant que Potterhead, ils m'ont manqué tous ces personnages dans CC...

Passons au scénario. On se demande si Jack Thorne a lu trop de fanfictions ou s'il est juste arrivé aux mêmes conclusions que les fans. Toujours est-il qu'on retrouve les thèmes les plus populaires des fanfics, voyages dans le temps, réalité alternative (avec Snape héros, et entre les lignes un Hermione/Snape), enfant caché, réconciliation entre Harry et Draco, blague sur le nez de Voldemort et... Scorbus ! Enfin, presque. Il y a à boire et à manger pour les fans. C'est un peu comme le film de Veronica Mars, on est content d'être à nouveau parmi eux, mais à vouloir donner aux fans ce qu'ils veulent on dénature un peu l'esprit de l'oeuvre originale. L'amitié ambigüe d'Albus et Scorpius est adorable, les shippers s'en donnent à coeur joie, jusqu'à ce que Scorpius décide qu'il est amoureux de Rose. Bon, il y a depuis le tome 7 une rivalité entre les shippers Albus/Scorpius et Scorpius/Rose, disons que CC essaie de faire plaisir à tout le monde. Qu'un gamin de 14 ans refoule son homosexualité en essayant de sortir avec la cousine de son love interest, pourquoi pas, mais soyons d'accord ça ne durera pas. Si Scorpius est un personnage qu'on aime tous déjà, Albus lui est un crétin d'ado. Papa ne veut pas ressuciter Cedric ? Soit, je vais créer un chaos temporel juste pour l'emmerder. Voilà, voilà... Les facilités scénaristiques sont énormes mais auraient pu être gommées si on avait à faire à un véritable roman, le côté pièce de théâtre n'avait pas le temps de tout développer. Les gamins ne savent pas se servir d'un retourneur de temps mais arrivent tout de même juste au moment souhaité. La seule canalisation qui mène au lac est dans les toilettes de Mimi Geignarde, ça tombe bien on y est. Tiens justement le filtre d'amour renversé sur la couverture de papa est révélatrice d'encre invisible, ça tombe tellement bien. Je n'ai pas non plus bien compris comment Albus avait récupéré une baguette pour sauver son père alors que Delphi avait brisé la sienne. Ni comment les deux gamins ont voyagé sans moyen de transport de Poudlard aux Highlands puis à Godric's Hollow en quelques heures. Et Delphi, on en parle de Delphi ? Personne ne veut imaginer Voldemort ayant des relations sexuelles avec Bellatrix ! On n'y croit pas, le plus probable serait que Voldemort l'ait conçue magiquement, mais pourquoi ? Il n'avait pas besoin d'héritier avec ses horcruxes, persuadé d'être immortel. L'idée n'est pas si mauvaise, mais manque d'étoffe. Et Lily qui sort promener Harry le 31/10/1981 alors que sa maison est protégée par le sort de fidelitas ? Pas tellement de sens. On retient tout de même que si Cédric n'était pas mort et était devenu mangemort (LOL, pardon...), il aurait tué Neville et le monde aurait sombré. Neville Londubat a sauvé le monde et personne ne s'en rend compte. Go Neville !!! Hermione et Harry sont à la tête du monde sorcier et ça leur va parfaitement, Ron se contente de vendre des farces et attrapes mais ne veut pas être laissé de côté pour autant. "Just to say - I didn't know much of it so can't take responsability - and I'm pretty sure my kids had nothing to do with it - but if this lot are standing up here then so am I."

Bref, le scénario est critiquable, les raccourcis évidents, les clins d'oeils aux fans nombreux, les manques énormes, mais on est quand même si contents de les retrouver ! Harry, Ron et Hermione, fidèles à eux-mêmes, Hermione rocks. Je n'ai pas tellement adhéré au Romione montré dans le scénario, j'ai besoin de le voir joué pour voir une alchimie, le Harry/Ginny semblait plus crédible. Scorpius est une jolie découverte, on prend même Draco en amitié. McGonagall est toujours là et elle est parfaite, surtout quand elle dit "I solemny swear that I am up to no good". J'ai besoin de voir la pièce pour avoir un avis définitif, et j'aimerais que JKR en fasse un vrai roman... Je m'attendais à être frustrée par le format et ses limites, ça a été le cas, mais ça m'a fait réellement plaisir de remettre un pied dans le monde sorcier.

 

Posté par LucileLand à 17:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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